Un jour, une assistante sociale, Rhaune Laslett
invita des groupes de percussionnistes à participer à un
festival de rue.
C’était la première fois que l’on entendait
le son des percussions dans la rue de la capitale et surtout la
première fois que toutes les populations noires ou blanches
dansaient à l’unisson.
Le carnaval de Notting-Hill est né en 1964.
Petite procession défilant dans les rues, il rassemble
maintenant toute la population du quartier et attire de nombreux
visiteurs venus de l’étranger, Notting-hill est un
extraordinaire mélange de cultures.
Le carnaval de Notting-Hill s’inspire directement du plus
grand carnaval des Antilles et des Caraïbes, celui de Trinidad,
il est célébré le dernier week-end du mois
d’août.
C’est un événement et aussi un tremplin artistique
qui permet à de jeunes musiciens et danseurs de se révéler.
De même qu’il donne aux plasticiens l’occasion
de rivaliser d’originalité. Chaque année a
lieu l’élection des meilleures mascarades.
Un brin d’histoire
C’est au XIXe siècle, à Trinidad qu’il
faut remonter pour bien comprendre l’origine du carnaval.
La population noire subit alors le joug de l’esclavagisme.
Les esclaves ne faisaient pas la fête, ou bien leur participation
se limitait à distraire leurs maîtres. Avec l’abolition
de l’esclavage en 1833, c’est l’explosion, les
assujettis se déchaînent et s’emparent des rues.
Ils se parent de costumes et de masques afin de singer leurs maîtres
et crient leur identité sans retenue.
Recette du Carnaval de Notting-Hill
Ingrédients
- le « Mas « (abréviation de mascarade,
c’est-à-dire costume)
- percussions à volonté
- calypso (musique de carnaval avec des textes dont le sujet
est la critique politique et sociale)
- soca (musique inspirée de la soul musique)
- podiums-concerts avec des artistes du moment.
Bon amusement, bon carnaval !
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